Avec Valérie Cabanes, Laetita Libert, directrice de SHERPA et Sabine Gagnier d’Amnesty international

Trop souvent les grandes entreprises multinationales restent impunies alors que même que des crimes graves sont commis contre l’environnement ou les droits sociaux. Retranchées derrière leurs chaînes de sous-traitances ou tout simplement protégées par le droit national de leur pays d’origine, les victimes se retrouvent démunies pour obtenir réparation.

L'association Sherpa se bat depuis plus de 10 ans pour le respect des droits de l’homme par les multinationales. Cet engagement s’est concrétisé par la proposition d’une loi imposant le devoir de vigilance des multinationales pour les activités de leurs filiales ou sous-traitant à l’étranger. Laetita Libert, directrice de SHERPA viendra nous parler de l'action de cette association.
 

En s’appuyant sur sa recherche et ses interventions dans des cas de violations de droits humains liés aux activités des entreprises, Amnesty International compte obtenir des États qu’ils mettent en œuvre, sur le plan national et international, des cadres juridiques pour contraindre les entreprises à rendre des comptes. Amnesty International réclame en effet un contrôle efficace et effectif sur les entreprises dans leur pays d’origine et à l’étranger et la possibilité, pour ceux dont les droits sont bafoués, d’obtenir réparation.

Valérie Cabanes est juriste, spécialisée dans le droit international humanitaire et les droits humains. Elle se bat depuis de nombreuses années pour la reconnaissance du crime “d’écocide” pour sanctionner les responsables d’atteintes à la Nature. Auteur du livre qui paraîtra début octobre “Un nouveau droit pour la Terre”, elle s’insurge contre ce système où les  “peuples et sociétés sont dépossédés de leurs moyens d’existence à travers le monde par la destruction de leur environnement. L’écocide n’est pas un crime de plus, s’ajoutant à toutes les autres atteintes aux droits humains. Il est désormais le crime premier, celui qui ruine les conditions mêmes d’habitabilité de la Terre. D’ores et déjà, les dérèglements en cours attisent injustices et tensions géopolitiques tandis que les saccageurs de la planète restent impunis”.

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