Parfois, un ami nous fait des confidences. Et, alors qu’il se confie et se raconte, on a l’impression qu’il parle à la deuxième personne du singulier. Le nouvel album de Séverin fait cette impression, entre confession personnelle et portrait d’une génération, entre exploration intime et chanson généreuse.
Après plusieurs albums au sein du duo One-Two puis en solo, Séverin s’éloigne de la pop légère et abstraite. Il ne cache pas ses références, de Renaud et Alain Souchon pour l’écriture à la Samba Saravah ou encore de Pierre Barouh pour sa distinction chaleureuse. Après des années de pop, son histoire d’amour avec une Brésilienne l’a conduit à découvrir un continent de musique, au tempérament à la fois très proche et très lointain pour un Français. « J’aime la manière très directe dont la musique brésilienne décrit des émotions très simples, très fortes : la joie, la tristesse, l’impatience, la nostalgie... Séverin ose écrire et chanter « droit au but, sans louvoyer. Un beau chapitre de chanson française délicate.