Exposition “Personne est invisible”

« Personne est invisible »
au Consulat de la Gaieté à Paris, du 5 au 26 Octobre 2018.

L’année dernière IMAGINE développait Protestimony: an echo of the camp qui fit sa première au festival international d’Édimbourg en Août 2017. Deux ans après le démantèlement des camps de Calais et Dunkerque, alors qu’il existe encore des campements d’exilés au coeur de notre capitale et dans d’autres villes, nous observons l’aggravation des conditions d’accueil des exilés partout en Europe, le durcissement du droit d’asile, l’augmentation des politiques de rejet, des stratégies politiques implicites et explicites d’hostilité. En réponse à la situation actuelle, nous avons créé Personne est invisible: Personne naît invisible Personne n’est invisible.

Et pendant ce temps #auconsulat // 19 Octobre 2018

Une exposition immersive qui se veut se veut d’être un espace de réflexion et d’interrogation sur l’exil, les politiques d’accueil en France et sur la place que cette crise prend au sein de la société́ et de nous-mêmes. Elle présente un parcours informatif de ce qu’est l’exil ainsi qu’une exploration de l’invisibilité́ et de la visibilité́ des exilés au sein de nos systèmes étatiques, sociétaux et médiatiques. Phénomène simultané́ et paradoxal, l’exposition immersive invite les visiteurs à s’arrêter un moment, prendre de la distance vis-à-vis du flux d’information sur ladite « crise des migrants » et encourage à regarder et ressentir, a  s’interroger et à réagir quant à leur positionnement et réflexion sur le sujet. Se remémorer, rendre visible, inscrire dans l’histoire et la trame narrative nationale, c’est s’assurer de ne plus reproduire, c’est le souhait d’apprendre de ses leçons, c’est tenter d’approcher les problématiques de son temps avec humanité́. C’est dans un effort de sensibilisation que nous entreprenons ces expositions, un désir de rendre hommage aussi, un désir de porter toutes ces voix au-delà de leur contraintes de (sur)vie et de leurs préoccupations légales.

L’exposition regroupe un ensemble d’œuvres d’exilés et d’artistes du Soudan, d’Ethiopie, du Tchad, d’Afghanistan, d’Iran, de Palestine, de France et d’Italie. A l’aide de peintures, d’illustrations, de photographies, de documentaires vidéos, de témoignages audios, de poèmes, elle présente un parcours informatif de ce qu’est l’exil.

Interview des fondatrices de l’association Imagine, avant de s’installer, nous étions le 17 Juin 2018, elles débarquaient tout juste de la jungle de Calais :

Exposition : "Personne est invisible" // Premier contact // 17 Juin 2018

Le timelaps de l’installation :

Exposition du 5 au 26 octobre 2018
Lundi: 12h – 19h30
Mardi-dimanche: 10h – 19h30

Les photos de l’exposition :

Exposition : Personne est invisible

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Focus sur L’association IMAGINE

IMAGINE génère des espaces de réflexion pour explorer et réfléchir avec les exilés à l’art, au plaidoyer, à la sensibilisation et à la solidarité.
IMAGINE est une petite association créée en 2016 à la suite d’ateliers d’arts plastiques dans la jungle de calais.L’association vise à sensibiliser le public en diffusant un discours alternatif sur les exilés tout en créant des opportunités où les artistes, notamment les exilés, peuvent créer et présenter leur travail, susciter un intérêt artistique professionnel ou enseigner leurs compétences dans des sessions éducatives. Au travers de dispositifs immersifs et informatifs, nous cherchons à remettre en question la rhétorique antiréfugiés/ migrants des médias et des politiques d’accueil. Depuis le début de la «crise des réfugiés», une énorme quantité de matériel et d’information ont été générés sur les réfugiés en Europe. L’urgence de la crise a conduit à de l’information généralisée et rapide dans de multiples secteurs, y compris les médias, la politique, l’éducation et les arts.

IMAGINE travaille avec un groupe international d’artistes pour créer des espaces à partir desquels
réfléchir et insérer des points d’interrogation dans les stratégies de communication à travers lesquelles
nous recevons cette information sur les réfugiés. Nos projets explorent les différentes formes, outils et
techniques qui ont été utilisés pour représenter les exilés au cours des dernières années, et l’impact
que cela a eu sur les exilés eux-mêmes.

Le site de l’association : ICI

 

Focus sur les artistes :

Lujza Richter est une actrice franco-britannique travaillant entre la France, l’Angleterre et l’Allemagne. Elle a commencé à travailler dans le camp de Calais en mars 2016 et a co-fondé IMAGINE, enseignant le français et l’anglais et organisant des ateliers d’art avec les résidents du camp, ainsi qu’à Lesbos, Grèce. Lujza a été à l’initiative de plusieurs projets de sensibilisation pour les droits des réfugiés (Fundraising Festival, Refugee week 2016) et a été active via des projets théâtraux impliquant des demandeurs d’asile et des mineurs non accompagnés. En septembre 2016, Lujza a travaillé comme productrice de la compagnie de théâtre PSYCHEdelight. Elle a produit et joué dans “Borderline”, une pièce sur la Jungle de Calais avec des réfugiés d’Afghanistan, de Syrie, de Palestine et du Soudan.

Marthe Chabrol est en train de terminer un Master 2 de coopération internationale et ONG après avoir fait des études de droit international et européen. Elle a travaillé dans le camp de Calais en mars 2016 pour la première fois et y a ensuite co-organisé le projet d’ateliers d’art ImagineCalais auprès des résidents du camp, tout en donnant des cours de Français. Marthe est co-fondatrice de IMAGINE et s’est impliquée auprès d’exilés à Liverpool, Montréal et en France, en tant que professeure et assistante juridique et administrative. Marthe se concentre sur la protection des droits humains et en particulier des droits des exilés et écrit aujourd’hui un mémoire sur les souffrances psychiques des exilés en transit aux frontières.

Hari Reed est en train d’écrire une thèse de Doctorat sur l’utilisation des médias par les organisations travaillant dans les camps de réfugiés européens. Hari a travaillé dans le camp de Calais pendant 6 mois, au Jungle Books School and Kids Cafe, enseignant l’anglais et la musique à des adultes et des enfants. Elle y a géré les relations médias, la communication, les campagnes de mobilisation et la coordination des volontaires. Hari a aussi organisé des appels aux dons pour les réfugiés de Calais. Elle a écrit des poèmes et articles sur la “crise des réfugiés” pour le blog Refugee Hosts et a contribué à la pièce de théâtre “We Meet In Paradise” et a donné des conférences à Norwich University et Norwich Dragon Hall Debates.

 

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Elles ont inspiré ces ateliers :

Le 17 Octobre 2018 :Ateliers pour débutants en « Brush Lettering »

et Atelier Livre Animés avec Antoine Paris

Le 20 Octobre 2018 : Ateliers pour débutants en « Brush Lettering »

Le 24 Octobre 2018 :  Yoga Kundalini avec Priya Dhyan Kaur

Elles nous ont fait également rencontrer Ali Rezan :

 

« Cette porte ne demande pas à celui qui entre s’il a un nom, mais
s’il a une douleur. Vous souffrez, dit l’évêque; vous avez faim et soif;
soyez le bienvenu. Et ne me remerciez pas, ne me dites pas que je
vous reçois chez moi. Personne n’est ici chez soi, excepté celui qui a
besoin d’asile. » Monseigneur Myriel.

Victor Hugo

 

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