Portrait de Cheffe : Ai Watanabe

Ai Watanabe, la fondatrice de l’étonnant Gili-Gili, nous a appris à prononcer comme il faut les mots “udon” ou “onigiri”. Et à savourer ces plats japonais exécutés dans les règles de l’art, avec des produits ultra-frais.

Elle est issue de la cinquième génération d’une famille de riziculteurs, de la région japonaise de Nagoya. Autant dire que Ai Watanabe maîtrise la question de la culture et de la cuisine du riz, avec une précision très nipponne. Arrivée en France, la cuisinière enthousiaste s’amourache des qualités gustatives de nos légumes bios. Sous sa baguette, la combo Local/Exotique fonctionne à plein avec des plats légers, raffinés et subtils.

Son portrait en vidéo :

 

Focus sur L’onigiri (prononcez oni-gui-li):

C’est une petite boule de riz de forme triangulaire, confectionnée à la main et délicatement garnie de légumes, d’herbe shiso (basilic japonnais), d’algue kombu ou de poisson, le tout enveloppé d’algue nori. Au Japon, l’onigiri (tout comme le temari, sa version ronde), est l’équivalent de notre jambon beurre. En tellement plus kawaii et surtout terriblement oishii (comprenez : des petites choses délicieuses et mignonnes).

Focus sur Gili-Gili, le restaurant de Ai Watanabe:

On y explore la street food japonaise, avec des udon — nouilles blanches épaisses et plates, fabriquées à partir de froment —, des soba — plus fines, à la farine de sarrasin — et les ramen — nouilles étirées d’origine chinoise. En fonction de la météo, elles sont proposées chaudes, froides ou en bouillon avec des accompagnements en libre service. Pour la note sucrée de fin de repas, on découvre deux spécialités inédites en France : le kuromame, une boisson à base de haricots noirs bio et le dango, un mochi de tofu à déguster avec une délicieuse sauce mitarashi (à base de sauce soja caramélisé et saké) ou anko (pâte sucrée de haricots rouges azuki).