Portrait : John Jordan

Entre l’activisme et l’art, John Jordan n’a pas choisi. Le créateur franco-belge de « L’armée des clowns » et du collectif « Reclaim the streets » nous a fait deux fois l’honneur de sa visite. On avait plein de choses à se dire. Voici les grandes lignes de la bio hors norme de ce « magicien de la rébellion » (comme l’ont surnommé les médias anglo-saxons). Prenez-en de la graine.

 

Et pendant ce temps #auconsulat // 5 Octobre 2018

– De 1987 à 1995, il co-dirige the Platform, un groupe d’art social.

– Entre 1995 et 2000, John travaille avec Reclaim The Streets, « un réseau d’action directe pour des révolutions socio-écologiques globales et locales pour transcender la société hiérarchique et autoritaire, (capitalisme inclus), et malgré tout être à la maison à l’heure pour prendre le thé… »

– Il est maître de conférence à l’Université de Sheffield de 1994 à 2003.

– Puis il quitte le monde universitaire pour travailler sur le film de Naomi Klein, The Take.

Trailer du Film « The Take »

– En 2003, il co-dirige le livre We Are Everywhere: the irresistible rise of global anti-capitalism [Nous sommes partout: L’irrésistible ascension de l’anticapitalisme mondial] publié par Verso.

– En 2004, il fonde « The Clandestine Insurgent Rebel Clown Army », soit en français « Armée des Clowns Rebelle, Insurgée et Clandestine (l’ACRIC) »

– Il coordonne The Laboratory of Insurrectionary Imagination, qui s’est distingué notamment en transformant des vélos en machine à désobéir et en étant censuré par la Tate Gallery sponsorisée par BP.

– En 2011, il publie avec Isabelle Fremeaux, Les Sentiers de l’Utopie (éditions de la Découverte). C’est le récit d’un voyage de près d’un an, sur les routes d’Europe, à la rencontre de celles et ceux qui ont choisi, ici et maintenant, de vivre autrement. Les auteurs ont partagé d’autres manières d’aimer et de manger, de produire et d’échanger, de décider des choses ensemble et de se rebeller…

– John Jordan est aujourd’hui encore un des piliers de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, où il a mis en place une ferme, une école de la résistance créative…

John Jordan

Il est venu une première fois au Consulat le 12 Juin 2018 pour parler du livre Éloges des mauvaises herbes (éditions Les Liens qui Libèrent), recueil de textes courts sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Et nous dire ce qu’il pensait du Consulat :

Il est revenu le 5 octobre 2018, pour nous causer de son petit guide de résistance créative.Et pendant ce temps #auconsulat // 5 Octobre 2018

Il y a aussi eu un moment de digressions anti-capitalistes, en mode créatif, avec Julien Millanvoye de Postap Mag’.